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Pourquoi les enseignants manifesteront ce 16 mai ?

Détricotage des pensions : le bout du tunnel est encore loin

 

Nous avons vu très clairement, dès le début de cette législature, que les pensions du personnel des services publics étaient une source d’exaspération permanente pour le gouvernement de droite Michel – De Wever. Il semblerait que ces messieurs refusent de reconnaître que la pension constitue un salaire différé.

 

Commençons par la date de prise de pension. Au départ, nous pouvions prendre notre pension anticipée à 60 ans. Les conditions d’accès à la pension anticipée sont désormais plus strictes. Par conséquent, de plus en plus de collègues devront continuer à travailler au-delà de 62 ans. Cette mesure étant mise en œuvre progressivement, aucune onde de choc n’a (encore) traversé les rangs du personnel.

 

La suppression de la bonification pour diplôme – les années d’études comptant pour votre pension et entrant en ligne de compte pour définir la date de pension – s’effectue en plusieurs étapes et les collègues qui prendront leur pension au cours des prochaines années n’en sentiront les effets que de manière limitée.

 

Pourtant, le gouvernement a déjà pris une première mesure ayant une incidence sur nos revenus : la suppression de la bonification pour diplôme dans le cadre du calcul du montant de pension. Cette mesure conduit, en principe, à une pension moindre mais, étant donné que nous devrons tous travailler plus longtemps, nous ne le ressentirons pas réellement.

Dans l’enseignement, grâce à nos tantièmes préférentiels, après 41 ans et 3 mois de services prestés, nous pouvons atteindre le montant de pension maximal. Compte tenu de la disparition de ce tantième préférentiel, il vous faudra vous prévaloir de 43 ans de carrière pour pouvoir prendre votre retraite. Vous arriverez donc aussi au montant de pension maximum.

Néanmoins, la principale différence réside dans le fait que vous bénéficiiez auparavant de la bonification pour diplôme gratuite alors que vous devrez désormais prester effectivement ces années ! En outre, si vous ne pouvez pas vous prévaloir d’une carrière complète, pour une raison ou une autre – si vous avez connu de longues périodes de chômage au début de votre carrière, si vous êtes mis(e) à la pension prématurée pour raisons de santé… –, vous subirez une perte financière substantielle !

 

Ce que nous souhaitons avant tout démontrer au travers de ce journal, c’est que les discussions portant sur la pénibilité ne constituent pas seulement un baromètre – qu’avons-nous encore comme considération de la part du pouvoir politique pour notre profession ? – mais aussi que toutes les répercussions financières de ces mesures seront désastreuses pour le personnel enseignant !

 

Le passage du tantième 1/55 au tantième 1/60 coûte au moins 100 € par mois à chaque membre du personnel. Imaginons que vous viviez encore 20 ans après votre mise à la pension, votre perte de revenus nette se chiffrerait à 24 000 euros. Il s’agit d’une rupture de contrat inacceptable, qui ne peut pas rester sans réponse !

 

Actuellement, le montant de pension est calculé sur la base du salaire de référence, à savoir la moyenne salariale des dix dernières années avant la mise à la pension. Il faut savoir que le calcul de la pension sur l’ensemble de la carrière réduit encore davantage le montant de la pension que la modification du tantième. Vous perdriez plus de 250 euros par mois soit – dans le cas où vous vivriez encore 20 ans après votre mise à la pension – 60 000 euros.

 

Une fois ces deux dernières mesures combinées, nos pensions ne suffiront même plus à payer une maison de repos ! Il est abject que certains collègues, qui se sont mis au service de la société pendant une carrière complète, se voient méprisés par les responsables politiques de cette même société.

 

Si les effets des mesures déjà entérinées ne peuvent être négligés, il est clair que les mesures qui pointent à l’horizon sont d’une toute autre ampleur.

 

Les décisions profondément injustes que le gouvernement a déjà prises et qu’il prendra encore, en matière de pension ciblent tout particulièrement le personnel enseignant. L’heure est grave, direz-vous ? Non, nous avons dépassé ce stade depuis longtemps. Il est donc grand temps d’agir : « En action pour nos pensions ! »

 

 

 

Les 9 organisations syndicales francophones et néerlandophones du pays formeront un seul bloc lors de la manifestation pour les pensions du 16 mai 2018 à Bruxelles.

 

Rassemblement à 10h00 à Bruxelles (près de la gare du Nord),

Boulevard Albert II (Gare du Nord), 1000 Bruxelles

À hauteur de la rue Georges Matheus

(Ministère de l’Enseignement de la Communauté flamande)

 

Nous comptons sur vous !

 

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